La violence chez les seniors sort de l’ombre

Publié le 30/10/1017 à 13H30 (Mise à jour le 30/10/2017 à 13h30)

Encore largement ignorés, les mauvais traitements infligés aux personnes âgées concerneraient 20% des plus de 65 ans.

Par Andrée-Marie Dussault


Une petite dame frêle à la tête blanche qui se fait bousculer par un professionnel pressé. Un octogénaire incapable de se déplacer seul à qui l’on refuse de l’aide pour aller aux toilettes. Une victime d’Alzheimer gavée de médicaments par son fils pour l’endormir. Autant d’exemples parmi les mauvais traitements infligés chaque jour à des personnes âgées. Des violences dont on ne parle pas encore assez et qui sont pourtant répandues. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 20% des individus âgés de 65 ans et plus subiraient des mauvais traitements.

 

Les experts soupçonnent qu’il ne s’agit là que de la pointe de l’iceberg – de nombreux cas n’étant pas déclarés. Médecin responsable de l’Unité de médecine des violences du CHUV à Lausanne, Nathalie Romain-Glassey explique que les victimes ne s’identifient pas forcément comme telles et si c’est le cas, toutes ne vont pas dénoncer les abus. «Distinguer une maltraitance d’un comportement acceptable ne va pas toujours de soi et ce qui n’est pas admissible dans un contexte peut l’être dans un autre.»


Source internet consultée sur https://largeur.com/?p=6528

La problématique selon l’OMS

Publié le 17/02/2016 à 9h15 (mise à jour le 18/12/2016 à 12h01)

On estime que 1 personne âgée sur 10 est confrontée chaque mois à la maltraitance. C’est sans doute une sous-estimation, seulement 1 cas de maltraitance sur 24 étant notifié parce que les personnes âgées craignent souvent de signaler les cas de mauvais traitements à la famille, aux amis, ou aux autorités.

Prévention selon l’OMS

De nombreuses stratégies ont été mises en œuvre pour prévenir la maltraitance des personnes âgées, lutter contre celle-ci et en atténuer les conséquences. Les interventions qui ont été expérimentées – principalement dans les pays à revenu élevé – pour prévenir la maltraitance sont notamment:

  • des campagnes de sensibilisation du public et des professionnels, et un dépistage (des victimes et des auteurs de violence potentielle)
  • des interventions de soutien aux personnes s’occupant de la personne âgée (par exemple gestion du stress, services de relève)
  • des formations sur la démence destinées aux personnes s’occupant des personnes âgées.

À l’échelle mondiale, les connaissances relatives à la maltraitance des personnes âgées et à la manière de la prévenir sont insuffisantes, en particulier dans les pays en développement. L’ampleur et la nature du problème commencent seulement à être esquissées, de nombreux facteurs de risque sont encore contestés et les données disponibles sur les mesures efficaces pour prévenir la maltraitance des personnes âgées sont limitées.


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